Encore à Paris, sous un temps très agréable, Adil Σ a commencé la journée par la visite du musée Guimet, le musée des arts asiatiques.
Il a eu le privilège d’admirer les expositions temporaires Médecine d’Asie et Hiroshige.
La médecine asiatique étant préventive, Adil Σ, adepte de la moxibustion et des massages Tuina, aimerait prochainement essayer les ventouses pour éliminer les toxines.
Il a également vu de jolis talismans de protection, qui lui ont donné l’idée d’en créer de nouveaux inspirés des neuf planètes.
Quant au bleu de Prusse utilisé par le peintre japonais Hiroshige dans ses estampes, il le trouve particulièrement harmonieux.
Adil Σ a remarqué que la plupart des estampes et éventails provenaient de la collection Georges Leskowicz. Il préfère largement Hiroshige à Hokusai.
Toujours dans le 16ᵉ arrondissement, Adil Σ s’est rendu à quelques pas de là, au Musée d’Art Moderne de Paris, où il a vu la rétrospective consacrée à Anna‑Eva Bergman, artiste suédoise et épouse de Hans Hartung, qu’il avait découverte l’été dernier dans leur fondation privée récemment ouverte au public sur les hauteurs d’Antibes — un lieu paisible entouré d’oliviers.
Au fil des années, les peintures de cette artiste sont devenues de plus en plus sobres et méditatives.
Anna‑Eva Bergman disait en 1950 : « Le véritable secret de l’art ne réside pas dans la volonté de créer, mais de laisser quelque chose se créer à travers soi. »

Par la suite, Adil Σ a décidé d’aller au château de Vincennes, monument historique situé à l’est de Paris.
Lieu chargé d’histoire, il fut aussi la demeure des rois de France.
Actuellement, la chapelle du château est investie par l’artiste portugaise Joana Vasconcelos, qui y a installé un Arbre de Vie entièrement confectionné à la main.
Le donjon, qui servit également de prison royale, a accueilli de célèbres prisonniers comme le marquis de Sade.
Autrefois, la censure était courante et l’on pouvait être emprisonné facilement pour toute critique jugée contraire aux mœurs, comme l’écrivain Denis Diderot, incarcéré pour sa Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient, considérée comme contraire à la religion.
Pour terminer sa balade parisienne, Adil Σ est allé à la Philharmonie de Paris, où il a passé un moment très agréable à l’exposition Basquiat Soundtracks, consacrée à Jean‑Michel Basquiat, qui était aussi musicien : il jouait de la clarinette et appartenait au mouvement underground new‑yorkais.
Ses premières créations artistiques étaient des cartes postales.
Adil Σ a beaucoup apprécié l’initiative inclusive du musée, qui a mis en place des dispositifs tactiles destinés aux non‑voyants.
Enfin, à Belleville, il s’est acheté un chapelet islamique aux perles de verre multicolores.