13 décembre 2023

Pour la Sainte Odile, Adil Σ a décidé de faire une petite escapade à Strasbourg, en commençant par la visite du Musée Würth à Erstein. Würth, leader mondial dans le développement, la fabrication et la distribution de matériel de montage et de fixation, est une entreprise familiale qui a ouvert onze musées à travers l’Europe.

En ce moment, on peut y voir une exposition consacrée à Lore Bert, une artiste liée aux mathématiques, qui présente la thèse de Copernic ainsi que les cinq solides de Platon, ainsi qu’une autre exposition sur l’abstraction géométrique. Ces découvertes ont donné à Adil Σ l’idée de créer prochainement des figures géométriques sacrées, comme le cube de Metatron, la Fleur de Vie ou encore l’Arbre de Vie kabbalistique.

Après s’être promené au marché de Noël, Adil Σ a visité au MAMCS une exposition sur le sida, où il a développé une admiration pour l’acteur des années 1970 Rock Hudson, l’une des premières vedettes à déclarer publiquement être atteinte de la maladie et, par la même occasion, à révéler son homosexualité en contradiction avec l’image que renvoyaient ses films hollywoodiens. Il a ensuite hésité à s’acheter de la wax, le tissu africain par excellence. Adil Σ a terminé sa journée en dégustant un chocolat chaud au restaurant de l’hôtel BOMA.

03 décembre 2023

Aujourd’hui, Adil Σ se trouve à Colmar, une ville d’Alsace qu’il avait déjà visitée douze ans auparavant. Il a toujours été fasciné par le blason représentant la massue d’or d’Hercule. Dès son arrivée, il a fait un tour au marché de Noël ; cette période de l’année est pour lui l’occasion de déguster du jus de pomme chaud à la cannelle et de savourer des bretzels, une spécialité de la région.

Il a eu l’énorme privilège de visiter le musée Unterlinden pour admirer le majestueux Retable d’Issenheim consacré à saint Antoine, une œuvre majeure de l’art mondial qui a fasciné de nombreux artistes français et étrangers. Il est l’œuvre de deux grands maîtres allemands du gothique tardif : le peintre Matthias Grünewald, dont il constitue le chef‑d’œuvre pour les panneaux peints (1512‑1516), et Nicolas de Haguenau pour la partie sculptée, antérieure (autour de 1490).

À la boutique du musée, Adil Σ s’est offert le livre L’hallucination artistique, de William Blake à Sigmar Polke, écrit par Jean‑François Chevrier. Après avoir visité la collégiale Saint‑Martin, il est retombé en enfance en se rendant au Musée du Jouet, pour observer l’évolution de cet objet universel que l’on retrouve dans toutes les sociétés, quelle que soit la zone géographique, l’époque ou la catégorie sociale.

Sur le trajet du retour, Adil Σ a visionné la série Hollywood de Ryan Murphy.

25 novembre 2023

En ce moment, Adil Σ est à Paris. Il a mangé un Menu Signature Bacon Cheese au McDonald’s, puis a visité l’exposition Modigliani au Musée de l’Orangerie. Il s’est ensuite rendu au musée du Quai Branly, au musée de Cluny et au musée Maillol. Adil Σ cherche la sérénité et aspire à une vie paisible. Il regrette de ne pas avoir pensé plus tôt au memento mori. À Metz, il fait du yoga et a décidé de se rapprocher de la philosophie védique. Il dispose de beaucoup de temps pour lui et s’est récemment offert une Nintendo Switch avec le dernier jeu de Mario.

Il a également visité l’exposition Mark Rothko à la Fondation Louis Vuitton, puis une exposition nocturne de sculptures féeriques d’inspiration dalinienne au parc de la Villette. Adil Σ essaie de ne plus prendre le métro. Il séjourne à proximité de la place de la République, et Paris n’est pas si grand, surtout lorsqu’on a le temps de marcher, c’est d’ailleurs bien plus agréable.

Hier, il est allé au musée d’Orsay voir une rétrospective consacrée à Van Gogh, puis à Auvers‑sur‑Oise.

Aujourd’hui, il a vu un film au MK2 Beaubourg dans le cadre du Festival du Film LGBT Chéries‑Chéris. Mais il a préféré le film L’empreinte de tes lèvres de Julián Hernández, et demain il ira voir Norwegian Dream de Leiv Igor Devold, toujours au MK2 Beaubourg.

La vie amoureuse d’Adil Σ est un peu tourmentée. Il essaie de se satisfaire au mieux, de se faire plaisir, mais sa vie lui paraît parfois ennuyeuse. Il a l’impression de briller de moins en moins. Le 18 décembre, pour Noël, Adil Σ partira une semaine au sultanat d’Oman, sur la péninsule Arabique. Il essaie de vivre chaque jour comme si c’était le premier jour de sa vie.

08 octobre 2023

Ainsi prend fin le séjour d’Adil Σ à Leucate. Ce fut pour lui une véritable libération, et de nombreux changements s’annoncent prochainement dans sa vie.

Il a eu l’occasion de se rendre en Espagne pour visiter la Fondation Dalí à Figueras. Depuis qu’il a découvert, en 2012, la grande rétrospective consacrée à Salvador Dalí au Centre Pompidou à Paris, Adil Σ est devenu un passionné de l’artiste catalan. Il avait alors remarqué, sur les affiches publicitaires JCDecaux, que Dalí est l’anagramme de son propre prénom. Pour lui, c’est comme un miroir, un signe, presque un héritage artistique.

01 octobre 2023

Depuis une semaine, Adil Σ se trouve dans les Pyrénées‑Orientales. Après quatre jours passés dans la station balnéaire de Leucate, où il a renoué son lien avec la nature, Adil Σ est parti pour Perpignan. Il a notamment visité le musée Hyacinthe‑Rigaud ainsi que la basilique Saint‑Jean‑Baptiste, où il a particulièrement apprécié le Retable de la Mangrana, une chapelle construite dès 1344 par la reine de Naples. Le Palais des Rois de Majorque étant temporairement fermé, Adil Σ s’est contenté d’en faire le tour extérieur.

Le lendemain, en partant de la gare de Perpignan — le « centre du monde » selon Dalí — Adil Σ a visité le village de Céret. Surnommé en 1912 « la Mecque du cubisme », Céret est connu pour ses cerises, emblème de la ville, ainsi que pour son musée d’art moderne, qui présente actuellement l’exposition temporaire Constellation, réunissant des artistes de renommée internationale tels que Yayoi Kusama, Djamel Tatah, Ann Veronica Janssens ou encore Pierre Soulages.

Le jour suivant, Adil Σ a visité la station balnéaire de Collioure, berceau du fauvisme au début du XXᵉ siècle, un courant artistique exclusivement français qui s’étend de 1904 à 1908. Adil Σ trouve que l’église Notre‑Dame‑des‑Anges possède un aspect phallique. Il a également visité le Château Royal de Collioure et effectué une randonnée jusqu’au Fort Saint‑Elme par le « chemin de la liberté », à travers les champs de vignes. Jusqu’à la fin de la semaine, le Musée d’Art Moderne de Collioure consacre une exposition à l’exil des surréalistes sur la côte catalane durant la Seconde Guerre mondiale.

10 septembre 2023

Après un long silence, c’est à la Nécropole nationale militaire de Chambière qu’Adil Σ a passé la matinée, un lieu funéraire chargé d’histoire. Le cimetière Staglieno, à Gênes, en Ligurie, est également pour lui un lieu sentimental et nostalgique. À l’image des Mexicains, Adil Σ porte sur la mort un regard joyeux : elle fait simplement partie du cycle de la vie, car toute chose a une fin. Pour Adil Σ, la mort est avant tout le dernier voyage. Sa couleur du deuil n’est ni le noir ni le blanc, mais le bleu, et la Toussaint est l’un de ses jours préférés de l’année.

15 août 2023

Spectacle féerique et pyrotechnique éblouissant sur le lac de Gérardmer, la « Perle des Vosges », qui a lieu chaque année au soir du 14 août. 🎆

Dans l’après‑midi, Adil Σ a fait le tour du lac à pied en un peu plus d’une heure. Il a été surpris par toutes ces boutiques spécialisées dans le linge de maison, car Gérardmer est devenue le « temple » de la haute couture en matière de linge de maison. La ville a su préserver un savoir‑faire traditionnel et une industrie textile plus vivante que jamais. L’industrie de Gérardmer représente plus de la moitié de la production nationale en matière de blanchiment du textile, car l’eau y est pure.

11 août 2023

En début de semaine, Adil Σ a décidé de faire une petite escapade à Villers‑lès‑Nancy pour voir l’exposition de Ben Vautier au château de Madame de Graffigny.

Ben est un artiste typographe né à Naples, qui vit et travaille à Nice depuis de très nombreuses années. Récemment, cet artiste de l’École de Nice et du mouvement Fluxus était exposé à Mexico. Une grande exposition lui est d’ailleurs consacrée en ce moment au Musée d’Art Naïf de Nice, qu’Adil Σ a eu la chance de visiter le mois dernier.

Même si Nancy n’est pas loin de chez lui, il s’y rend très rarement, seulement pour la fête de Saint‑Nicolas. Mais Adil Σ va peut‑être y retourner prochainement pour visiter la maison Prouvé, qui n’est ouverte que durant la saison estivale.

14 juillet 2023

Séjour à Turin, en Italie. Une ville sentimentale pour Adil Σ, car lorsqu’il était adolescent, il se rendait souvent dans cette ville du Piémont. Il a dû y venir une dizaine de fois. C’est l’une des grandes villes les plus proches de Nice, et c’était pour lui très dépaysant à l’époque. L’architecture y est organisée en quadrillage, comme à New York. Ce sont d’ailleurs des architectes turinois qui ont conçu la place Masséna et la place Garibaldi de Nice.

La Juventus de Turin est la meilleure équipe de football d’Italie. C’est aussi une ville industrielle. On y trouve le plus grand musée égyptien après celui du Caire, ainsi que le musée du Cinéma, installé à l’intérieur de la Mole. La Mole est le monument emblématique de la ville. Adil Σ a apprécié parler italien, et il envisage, à la rentrée prochaine, de prendre des cours d’italien au Consulat d’Italie de Metz pour se perfectionner.

En revanche, il n’apprécie pas la mentalité de certains Turinois qui dénigrent les gens du Sud de l’Italie. Il trouve que chaque région possède sa particularité. Il a aussi remarqué un décalage avec la France : même si Turin est une belle ville, il la trouve parfois mal entretenue. Il y a des graffitis sous les arcades, et le mobilier urbain ainsi que les transports en commun sont un peu anciens.

Cette fois‑ci, Adil Σ a eu la chance de visiter la Venaria Reale, un château comparable à Versailles, doté d’un jardin splendide.

02 juillet 2023

Journée sur l’île de Porquerolles, dans le Var, un coin de paradis protégé et préservé. Comme pour les calanques de Cassis, le nombre de visiteurs y est limité. Adil Σ a eu le privilège de visiter la Villa Carmignac, qui est d’ailleurs construite en sous‑sol.

Ce lieu présente actuellement l’exposition L’Île intérieure de Jean‑Marie Gallais, ancien commissaire d’expositions du Centre Pompidou‑Metz, à qui l’on doit notamment Peindre la nuit et Folklore. Il travaille désormais à la Bourse de Commerce – Collection Pinault, à Paris. Dans le jardin de la Fondation Carmignac se trouvent de nombreuses sculptures contemporaines. Le Moulin du Bonheur est situé à proximité de la Villa.

Pour se déplacer sur l’île, le mieux est de louer un vélo, car c’est le seul moyen de transport autorisé. Adil Σ est notamment allé à la plage de sable de Notre‑Dame en VTT, où l’eau est translucide. Comme le Mercantour, cette île est un territoire national protégé. La traversée en bateau, qui dure vingt minutes, lui a été très agréable.



29 juin 2023

Depuis lundi, Adil Σ est dans le sud de la France, plus précisément à Nice, pour passer la fête de l’Aïd en famille. Lorsqu’il descend sur la Côte, il prend toujours l’avion à Luxembourg : c’est plus rapide que le train — 1h30 contre 11h — et surtout beaucoup plus économique. Nice est la ville la plus surveillée de France. Il s’y sent en sécurité, même s’il n’apprécie pas la mentalité de certains touristes qui viennent ici pour frimer.

En ce moment, au 109, se tient une exposition consacrée à Bernar Venet : 1963 : Un regard, 60 ans plus tard. Elle présente ses premiers travaux artistiques, comme le tas de charbon, certains tableaux de goudron et des reliefs en carton, quelques photographies de sa performance dans les ordures en 1961, ainsi que des « déchets » et le Livre noir.

Quand il va à la plage, Adil Σ fréquente celle du Negresco, qui a fêté cette année son 100ᵉ anniversaire. Il en a profité pour se plonger dans l’histoire de ce lieu en dégustant un jus de pamplemousse au bar.

Dans le centre‑ville de Nice, de nombreux travaux sont en cours, car la municipalité a décidé de détruire l’ensemble des bâtiments construits dans les années 1990 sur le Paillon — comme le Théâtre National de Nice, Acropolis et le Palais des Congrès — afin de créer une seconde coulée verte. Le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice (MAMAC), quant à lui, sera prochainement fermé temporairement pour rénovation. Le maire, Christian Estrosi, fait beaucoup pour la ville de Nice ; Adil Σ le soutient à 100 %, mais il semble que, face au grand nombre de projets, la ville soit aujourd’hui très endettée.

18 juin 2023

Séjour à Rouen, en Seine‑Maritime, dite la ville aux « 100 clochers » en raison du nombre important de monuments religieux qu’elle abrite. La cathédrale ainsi que l’église Saint‑Maclou sont des chefs‑d’œuvre architecturaux de l’art gothique, mais ce qu’Adil Σ a préféré a été l’église Jeanne‑d’Arc, un lieu puissant, situé à côté de la place où elle fut brûlée vive le 30 mai 1431, à l’âge de 19 ans. S’il est venu à Rouen, c’était surtout pour assister à l’Armada, un rassemblement des plus beaux navires du monde qui a lieu tous les quatre à six ans sur les quais de la Seine. Aujourd’hui avait lieu la grande parade.

Comme en Alsace, on peut y voir de nombreux bâtiments à colombages. Mais ce qu’il a particulièrement apprécié, c’est la double exposition temporaire présentée au Musée des Antiquités et au Musée des Beaux‑Arts, consacrée à l’épopée des Normands en Europe, du Moyen Âge jusqu’à la Terre sainte, en passant par la Sicile. Un véritable voyage dans le temps, où sont exposés une grande variété d’objets du IXᵉ au XIIᵉ siècle : une pièce d’échecs de Lewis en ivoire extrêmement rare ainsi que des manuscrits anciens et des reliques.

11 juin 2023

En ce moment, les températures tournent autour de 30 degrés. Hier ont été inaugurées au Centre Pompidou‑Metz deux nouvelles expositions. La première porte sur les jeux vidéo et l’art digital, imaginée par Hans Ulrich Obrist. Des casques de réalité virtuelle, des espaces de jeux et même un lieu où l’on peut échanger gratuitement des appareils électroniques y sont mis à disposition.

La seconde exposition, Bonne Chance d’Elmgreen & Dragset, présente sous la forme d’un labyrinthe très sophistiqué un open space abandonné, un théâtre, une morgue, etc. Adil Σ a apprécié cette exposition, notamment parce qu’il n’y a pas d’étiquettes à côté des œuvres, et aussi parce que les commissaires ont réutilisé plus ou moins la même scénographie que pour les expositions consacrées à la science‑fiction.

La seconde exposition, Bonne Chance d’Elmgreen & Dragset, présente sous la forme d’un labyrinthe très sophistiqué un open space abandonné, un théâtre, une morgue, etc. Adil Σ a apprécié cette exposition, notamment parce qu’il n’y a pas d’étiquettes à côté des œuvres, et aussi parce que les commissaires ont réutilisé plus ou moins la même scénographie que pour les expositions consacrées à la science‑fiction.

Dans l’après‑midi, Adil Σ a fait le tour des galeries de la ville, en passant par Modulab, La Conserverie, les galeries PJ et Vis‑à‑vis.

Ces derniers jours se tenait également le Festival du Film Subversif, avec hier soir en clôture un DJ set, suivi à 23 h d’une projection au FRAC Lorraine. Du 7 mai jusqu’à aujourd’hui, un village italien était installé temporairement sur la place de la République, avec 28 producteurs et artisans italiens. Adil Σ n’a pas pu résister aux arancini, même si les prix des produits étaient excessifs.

En fin de soirée, il a visionné Orange mécanique, un film de 1971 réalisé par Stanley Kubrick.

03 juin 2023

Week‑end à Ostende, en Belgique. Ici, la plupart des habitants parlent le flamand, une langue proche du néerlandais. Adil Σ a assisté au plus grand festival maritime de la mer du Nord, qui rassemble des voiliers historiques de la région, tout en flânant au soleil le long de la plage de sable.

Dans la même journée, il est également allé à l’Atlantikwall Raversyde, l’une des parties les mieux conservées du « Mur de l’Atlantique ». Ce lieu abrite des bunkers et des vestiges militaires, dont la seule batterie côtière allemande datant de la Première Guerre mondiale. En se promenant vers le centre d’Ostende, il est passé devant la sculpture en acier Corten Metatron de Louis De Cordier. Dans la culture juive, Metatron est l’archange le plus proche de Dieu ; il est aussi le référent de Cahetel, l’ange gardien d’Adil Σ.

La plage d’Ostende lui rappelle celle de La Haye, aux Pays‑Bas, mais Adil Σ préfère de loin les plages de la Méditerranée.

31 mai 2023

Comme hier, aujourd’hui et sans doute demain, il fait un temps splendide pour se la couler douce. Adil Σ va régulièrement au château de Courcelles, un grand parc arboré avec pelouse, situé à côté du jardin botanique et à cinq minutes à pied de chez lui. Avant, il aimait bien aller au jardin botanique, mais le parc du château de Courcelles est beaucoup plus tranquille, surtout en semaine.

Aujourd’hui, de nombreux militaires en costume beige ont déjeuné au restaurant du château. Adil Σ aime y prendre un bain de soleil en bouquinant ou parfois en écoutant de la musique. En ce moment, il écoute le dernier album 3 d’Acid Arab. Les espaces du château sont actuellement investis par Patrick Moya, un artiste qui vit et travaille à Nice. Quand il avait 17 ans, Adil Σ accrochait des toiles luminescentes de cet artiste aux Dolly Party, des soirées festives organisées dans les boîtes de nuit de la Côte d’Azur. Adil Σ décorait la salle pour l’événement, qui avait lieu chaque mois.

Dans le quartier du Sablon, à Metz, se trouve le restaurant MOYA. Adil Σ passe devant régulièrement, mais il n’y entre plus. MOYA est aussi un artiste virtuel remarquable : il a créé tout un univers sur Second Life. Par exemple, il a recréé le château de Courcelles et son exposition dans son monde virtuel, que chacun peut visiter en se créant un avatar. À Montigny‑lès‑Metz, l’exposition se termine le 2 juillet 2023.

28 mai 2023

Sur le retour à Metz, en ce dimanche de Pentecôte, Adil Σ voulait faire une petite introduction à son séjour, il y a dix jours, à Bruges, en Belgique.

Dans les Flandres, la ville de Bruges et ses environs forment une région riche du nord de l’Europe, vivant principalement du tourisme et de son port maritime. Dans les rues, on trouve de nombreuses chocolateries, des monuments religieux et des musées qui mettent en avant son histoire et son passé prestigieux. Même si elle est entièrement rénovée, pour Adil Σ, la ville semble figée dans le temps. On y trouve le musée Dalí ou encore le musée de la Torture. À l’époque, les gens étaient barbares et inventifs pour punir : il suffisait d’une tache de naissance ou d’une anomalie sur le visage pour être brûlé pour sorcellerie. De nombreux instruments de torture étaient présentés, comme la Vierge de Fer ou le Taureau d’Airain. Heureusement pour lui, Adil Σ n’a pas vécu à cette période… même s’il n’aurait pas non plus aimé vivre en 2140.

Adil Σ est allé à Bruges pour assister à la procession du Saint‑Sang, un cortège religieux qui existe depuis le Moyen Âge, célébré le jour de l’Ascension, pour commémorer une relique qui contiendrait le « sang » du Christ.

26 mai 2023

Impossible d’aller à Paris sans passer par le Centre Pompidou, qui fermera bientôt temporairement pour une durée de cinq ans après les Jeux olympiques de 2024. Adil Σ a d’abord visité l’exposition consacrée à la sculptrice Germaine Richier (1902‑1959), où il a eu un coup de cœur pour les sculptures intégrant du verre coloré. Son travail lui rappelait certaines œuvres de César, comme La Chauve‑Souris au musée des Beaux‑Arts de Nancy.

Dans la seconde partie, il a découvert l’exposition sur Norman Foster, architecte du cabinet Foster + Partners, connu pour ses constructions utilisant des énergies propres et pour ses infrastructures immenses : gratte‑ciel, aéroports internationaux, ou encore le viaduc de Millau. Ses réalisations s’adaptent aux conditions climatiques, même les plus extrêmes — y compris dans l’espace. Les différentes salles présentaient des croquis, des maquettes d’une sophistication incroyable et des vidéos futuristes. En découvrant son travail architectural, Adil Σ a approuvé ce conseil : « si vous regardez loin vers l’avenir, vous devez déjà regarder loin dans le passé ».

Pour terminer sa journée à Paris, Adil Σ a fait un saut à la librairie LGBTQI+ et généraliste Les Mots à la Bouche, où il s’est procuré une revue saisonnière pour hommes ainsi que Le Dialogue, une conversation nocturne et amoureuse entre deux amants, écrite par Simon Johannin et récemment publiée aux éditions Allia.

25 mai 2023

Encore à Paris, sous un temps très agréable, Adil Σ a commencé la journée par la visite du musée Guimet, le musée des arts asiatiques. Il a eu le privilège d’admirer les expositions temporaires Médecine d’Asie et Hiroshige. La médecine asiatique étant préventive, Adil Σ, adepte de la moxibustion et des massages Tuina, aimerait prochainement essayer les ventouses pour éliminer les toxines. Il a également vu de jolis talismans de protection, qui lui ont donné l’idée d’en créer de nouveaux inspirés des neuf planètes. Quant au bleu de Prusse utilisé par le peintre japonais Hiroshige dans ses estampes, il le trouve particulièrement harmonieux. Adil Σ a remarqué que la plupart des estampes et éventails provenaient de la collection Georges Leskowicz. Il préfère largement Hiroshige à Hokusai.

Toujours dans le 16ᵉ arrondissement, Adil Σ s’est rendu à quelques pas de là, au Musée d’Art Moderne de Paris, où il a vu la rétrospective consacrée à Anna‑Eva Bergman, artiste suédoise et épouse de Hans Hartung, qu’il avait découverte l’été dernier dans leur fondation privée récemment ouverte au public sur les hauteurs d’Antibes — un lieu paisible entouré d’oliviers. Au fil des années, les peintures de cette artiste sont devenues de plus en plus sobres et méditatives. Anna‑Eva Bergman disait en 1950 : « Le véritable secret de l’art ne réside pas dans la volonté de créer, mais de laisser quelque chose se créer à travers soi. »

Par la suite, Adil Σ a décidé d’aller au château de Vincennes, monument historique situé à l’est de Paris. Lieu chargé d’histoire, il fut aussi la demeure des rois de France. Actuellement, la chapelle du château est investie par l’artiste portugaise Joana Vasconcelos, qui y a installé un Arbre de Vie entièrement confectionné à la main. Le donjon, qui servit également de prison royale, a accueilli de célèbres prisonniers comme le marquis de Sade. Autrefois, la censure était courante et l’on pouvait être emprisonné facilement pour toute critique jugée contraire aux mœurs, comme l’écrivain Denis Diderot, incarcéré pour sa Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient, considérée comme contraire à la religion.

Pour terminer sa balade parisienne, Adil Σ est allé à la Philharmonie de Paris, où il a passé un moment très agréable à l’exposition Basquiat Soundtracks, consacrée à Jean‑Michel Basquiat, qui était aussi musicien : il jouait de la clarinette et appartenait au mouvement underground new‑yorkais. Ses premières créations artistiques étaient des cartes postales. Adil Σ a beaucoup apprécié l’initiative inclusive du musée, qui a mis en place des dispositifs tactiles destinés aux non‑voyants.

Enfin, à Belleville, il s’est acheté un chapelet islamique aux perles de verre multicolores.

24 mai 2023


En ce moment, Adil Σ est à Paris. Il vient de temps en temps dans la capitale pour faire le tour des musées. Il a d’abord été à la Monnaie de Paris, où il a vu une exposition sur « l’argent dans l’art », avec des artistes et surtout des œuvres très bien choisies, comme un tableau anonyme du XVIIᵉ siècle représentant la tulipomanie. En Europe, cet épisode fut le premier crash boursier de l’histoire et la première grande spéculation financière : auparavant, les bulbes de tulipe se vendaient à prix d’or. Adil Σ a particulièrement apprécié l’œuvre de l’artiste conceptuel allemand Hans Haacke, qui représente dans une photographie la lettre « M » de Luca Pacioli, mathématicien italien né en 1445 et auteur de De Divina Proportione, le premier traité connu sur le nombre d’or.

Par la suite, Adil Σ est allé à la Fondation Louis Vuitton, où il a visité l’exposition Basquiat x Warhol. Même s’il n’est pas un grand admirateur d’Andy Warhol, il a apprécié sa collaboration avec Jean‑Michel Basquiat. Adil Σ s’est ensuite rendu au musée du Quai Branly, près de la tour Eiffel, où il a vu une exposition sur l’art aborigène et une autre sur les kimonos ancestraux japonais. Dans sa vie, le Japon n’est jamais très loin : à Metz, les Messins ont la chance d’avoir le Centre Pompidou‑Metz, inauguré en 2010 par l’architecte japonais Shigeru Ban et Jean de Gastines. Au musée Branly, Adil Σ a été en extase devant un tableau de fils huichols attribué à Ramón Medina Silva, l’artiste qui a créé son « soleil vert ».

Pour finir la journée, il a visité la cathédrale‑basilique Saint‑Denis, dernière demeure funéraire des rois et reines de France depuis le Moyen Âge. C’est un lieu chargé d’histoire, où, ces derniers jours, des travaux de rénovation pour reconstruire la flèche de la basilique ont permis de découvrir une nécropole gallo‑romaine et médiévale. 🕊️