En ce moment, Adil Σ est à Paris. Il vient de temps en temps dans la capitale pour faire le tour des musées. Il a d’abord été à la Monnaie de Paris, où il a vu une exposition sur « l’argent dans l’art », avec des artistes et surtout des œuvres très bien choisies, comme un tableau anonyme du XVIIᵉ siècle représentant la tulipomanie. En Europe, cet épisode fut le premier crash boursier de l’histoire et la première grande spéculation financière : auparavant, les bulbes de tulipe se vendaient à prix d’or. Adil Σ a particulièrement apprécié l’œuvre de l’artiste conceptuel allemand Hans Haacke, qui représente dans une photographie la lettre « M » de Luca Pacioli, mathématicien italien né en 1445 et auteur de De Divina Proportione, le premier traité connu sur le nombre d’or.
Par la suite, Adil Σ est allé à la Fondation Louis Vuitton, où il a visité l’exposition Basquiat x Warhol. Même s’il n’est pas un grand admirateur d’Andy Warhol, il a apprécié sa collaboration avec Jean‑Michel Basquiat. Adil Σ s’est ensuite rendu au musée du Quai Branly, près de la tour Eiffel, où il a vu une exposition sur l’art aborigène et une autre sur les kimonos ancestraux japonais. Dans sa vie, le Japon n’est jamais très loin : à Metz, les Messins ont la chance d’avoir le Centre Pompidou‑Metz, inauguré en 2010 par l’architecte japonais Shigeru Ban et Jean de Gastines. Au musée Branly, Adil Σ a été en extase devant un tableau de fils huichols attribué à Ramón Medina Silva, l’artiste qui a créé son « soleil vert ».
Pour finir la journée, il a visité la cathédrale‑basilique Saint‑Denis, dernière demeure funéraire des rois et reines de France depuis le Moyen Âge. C’est un lieu chargé d’histoire, où, ces derniers jours, des travaux de rénovation pour reconstruire la flèche de la basilique ont permis de découvrir une nécropole gallo‑romaine et médiévale. 🕊️
