Aujourd’hui, Adil Σ se trouve à Colmar, une ville d’Alsace qu’il avait déjà visitée douze ans auparavant. Il a toujours été fasciné par le blason représentant la massue d’or d’Hercule. Dès son arrivée, il a fait un tour au marché de Noël ; cette période de l’année est pour lui l’occasion de déguster du jus de pomme chaud à la cannelle et de savourer des bretzels, une spécialité de la région.
Il a eu l’énorme privilège de visiter le musée Unterlinden pour admirer le majestueux Retable d’Issenheim consacré à saint Antoine, une œuvre majeure de l’art mondial qui a fasciné de nombreux artistes français et étrangers. Il est l’œuvre de deux grands maîtres allemands du gothique tardif : le peintre Matthias Grünewald, dont il constitue le chef‑d’œuvre pour les panneaux peints (1512‑1516), et Nicolas de Haguenau pour la partie sculptée, antérieure (autour de 1490).
À la boutique du musée, Adil Σ s’est offert le livre L’hallucination artistique, de William Blake à Sigmar Polke, écrit par Jean‑François Chevrier. Après avoir visité la collégiale Saint‑Martin, il est retombé en enfance en se rendant au Musée du Jouet, pour observer l’évolution de cet objet universel que l’on retrouve dans toutes les sociétés, quelle que soit la zone géographique, l’époque ou la catégorie sociale.
Sur le trajet du retour, Adil Σ a visionné la série Hollywood de Ryan Murphy.
